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L’histoire de Marvel Studios

                                              Au commencement...

Tout commence en 1939 avec Timely Comics, fondé par Martin Goodman. Le magazine publie à l’époque les aventures de la Torche Humaine, de Namor le submariner puis de Captain America. Durant cette période de guerre, les aventures de Captain America rencontrent un énorme succès autant aux États-Unis que sur le front et le comics sert d’outil de propagande allié. Cependant, à la fin de la guerre, Captain America n’a plus de raison d’être. Les soldats de retour à la maison veulent des histoires plus conventionnelles ce qui résultera au déclin des ventes de Timely Comics qui deviendra Atlas.

                                             L'age d'or des Comics Marvel

Il faudra attendre les années 60 pour que Timely, devenu Atlas, renaisse de ses cendres en tant que Marvel. A cette époque, Justice League connaît un certain succès chez DC Comics. Un jeune employé de Marvel du nom de Stanley Lieber alias Stan Lee, présent depuis l’époque de Timely Comics, décide de s’inspirer de cette union de super-héros et créé, avec Jack Kirby, une nouvelle équipe de super-héros pour Marvel. Les Quatre Fantastiques sont nés.

A la différence de DC ComicsLee va créer des héros humains, imparfait et à problèmes auquel le lectorat peut s’identifier. Malgré l’opinion initiale de Stan Lee, Les Quatre Fantastiques rencontrent un énorme succès.

S’ensuivront de nombreux autres avec Thor, Daredevil, l’Invincible Iron Man, l’Incroyable Hulk et les X-Men ; tous nés des inquiétudes de la guerre froide et de l’âge atomique. Puis vient Spider-man, le premier super-héros adolescent qui ne serve pas de faire-valoir à un autre héros, à l’image de Robin et Batman. Spider-man parle à un public adolescent car Peter Parker partage les problèmes de leur génération, il est le héros que n’importe qui pourrait être.

La création de ce catalogue de super-héros en l’espace d’une décennie marquera à jamais l’histoire des comics et de la culture populaire. Leurs créations et leur succès marquent le début de ce qui est communément appelé l’âge d’or des Comics Marvel.

Le succès de Marvel à cette époque passe par son style d’écriture. Contrairement à DC Comics, qui écrit un script auquel le dessinateur doit se conformer, les scénaristes de Marvel (principalement Stan Lee à cette époque) donnent un pitch rapide au dessinateur qui établit l’histoire précise, le rythme de l’épisode et sa mise en page. Les histoires en deviennent plus dynamiques et offrent plus de liberté au style novateur

Au cours des années 60, Marvel va également s’inspirer des mouvements Pop Art et du Surréalisme dans des histoires plus adultes comme le Nick Fury : agent of SHIELD de Jim Steranko, inspiré des films d’espions de l’époque, ou Docteur Strange de Lee et Kirby alors que DC Comics perd en vitesse en se limitant à un jeune public.

La maison des idées (le surnom communément donné à Marvel) va aussi mettre en avant les minorités en intégrant des figurants de couleurs, sans que ceux-ci soient caricaturés, dès 1964. Ils sont médecins, policiers ou fréquentent la même école que Peter Parker par exemple. Dès 1966, Marvel publiera ses premiers super héros noirs Black Panther et Luke Cage ; cinq ans avant l’introduction de John Stewart en Green Lantern.

A cette époque, Marvel commence à ignorer le Comics Code Authority, mis en place après la Seconde Guerre Mondiale, qui régule et censure les images et les thèmes abordés dans les comics. L’éditeur aborde des thèmes plus matures comme la drogue dans son comics Spider-Man dont les numéros en question (Amazing Spider-man #96-98) rencontrent un énorme succès et marquent la fin du Comics Code Authority.


                                            Les années sombres...

Les années 70 marquent l’entrée des comics dans une ère plus sombre. A cette époque, New York où vivent et travaillent les employés de Marvel devient une ville très violente et dangereuse avec une augmentation du crime. De plus, le fiasco de la guerre au Vietnam et le scandale du Watergate façonnent un peuple américain en pleine désillusion et cela se reflète dans les comics qui ne traitent plus de fantaisie mais de la réalité du monde. En 1973, Gwen Stacy meurt de manière brutale durant un combat entre le Bouffon Vert et Spider-Man (Amazing Spider-Man #121-122) et devient un des événements les plus marquants de l’histoire du comics et formateur dans la psychologie de Spider-Man.

Un an plus tard, en 1974, Captain America se détache de la corruption du gouvernement et devient le héros sans patrie Nomad (Captain America #180). C’est aussi le début de nombreux antihéros qui ne partagent pas les valeurs des super-héros traditionnels. Marvel introduit le Punisher qui n’hésite pas à tuer ses ennemis de sang-froid et Wolverine, un mutant, qui lutte avec son coté féral et animal.

Le message passé est que les super-héros ont échoué à maintenir le peuple en sécurité, alors les antihéros apportent une nouvelle forme de justice plus définitive. Malgré cela, les ventes s’effondrent ; les anciens lecteurs ont grandi et veulent voir les récits et les personnages, figés dans le temps, évoluer en même temps qu’eux. Progressivement, les histoires deviennent plus sombre jusqu’à la publication en 1986 de The Dark Knight Returns par Frank Miller et Watchmen d’Alan Moore.


                                             La chute...

En 1989, le groupe McAndrew & Forbes holdings, dirigé par Ronald Perelman, rachète la Marvel et toutes ses filiales à New World Entertainment pour plus de 80 millions de dollars puis introduit la société en bourse deux ans plus tard. Perelman est un financier pour qui le rôle du comic book est de maintenir le copyright de la marque déposée en vie pour que la compagnie puisse vendre des produits dérivés. L’anecdote veut qu’en achetant Marvel, Perelman pensait que Superman faisait partie du marché et qu’il pourrait l’exploiter.

Après le succès de sa première série TV Hulk en 1977, Marvel se repose désormais beaucoup sur la télévision et les produits dérivés des séries animées comme X-Men, en 1992, et Spider-Man, en 1994. Ces séries sont les produits des filiales Marvel Films et New World Animation, dirigées par Avi Arad. Arad est aussi le président de Toybiz, qui a les droits de commercialisation des produits dérivés Marvel. Cette nouvelle exploitation du catalogue Marvel rapporte beaucoup plus d’argent que les comic books, mais la compagnie va mal.

La stratégie de Perelman est d’acheter des sociétés, comme PANINI, qui possèdent beaucoup de fonds et de réinjecter ces fonds dans Marvel. Cependant, le chiffre d’affaires de la compagnie continue de stagner, voire de baisser. L’augmentation du prix du comics (passés de 40c en 1980 à 1$ en 1988), l’augmentation du nombre de titres publiés et des spéculations sur la valeur de certains numéros n’aident pas à faire évoluer le chiffre d’affaires.

Marvel finit par accumuler 500 millions de dollars de dette qu’il ne peut plus rembourser et les banques qui ont prêté l’argent prennent officiellement le contrôle de la compagnie.

Le 27 Décembre 1996, Marvel rentre officiellement en redressement judiciaire. Dès lors, un bras de fer s’engage entre Ron Perelman et Carl Icahn, un financier intéressé par l’acharnement de Perelman à maintenir Marvel en vie, pour le contrôle de la compagnie. Icahn rachète aux banques un tiers de la dette du groupe dans l’objectif d’obtenir 50% de Marvel pour ensuite imposer son propre conseil d’administration. Le 20 Juin 1997, Carl Icahn devient actionnaire majoritaire des Holdings administrant Marvel.


                                              La renaissance

Cependant, le 31 Juillet 1998, la cour annule le précédent jugement favorable à Icahn et valide le plan de Toybiz (la compagnie qui détient les droits sur les produits dérivés Marvel) dirigé par le financier Isaac ‘Ike’ Perlmutter et son responsable créatif Avi Arad, pour fusionner avec Marvel. Toybiz s’intéresse particulièrement à Marvel car la survie de l’une dépend de l’autre. En effet, Toybiz gère les produits dérivés de Marvel ; hors si Marvel venait à faire faillite, Toybiz coulerait avec elle. Icahn accepte de se retirer avec en contrepartie une compensation financière. Ainsi, Ike Perlmutter devient le président de Marvel Entertainment.

Du côté de la publication des comics, Arad et Perlmutter engagent en 1998 James Palmiotti et Joe Quesada pour offrir une nouvelle dynamique aux comics. Ils créent la ligne Marvel Knights réunissant quatre personnages de l’univers Marvel mis de côté : Daredevil, Black Panther, Punisher et les Inhumains. Quesada et Palmiotti décident d’engager Kevin Smith, connu pour son travail de réalisateur (Chasing Amy, Wallrats et producteur exécutif sur Good Will Hunting), pour écrire le scénario des huit premiers numéros de Daredevil. La publicité offerte par la présence de Smith amène un nouveau public et popularise Daredevil. Cette popularité permet de vendre un film à la 20thCentury Fox. En 2000, Bill Demas et Quesada créent avec Brian Michael Bendis et Mark Millar la ligne Ultimate pour attirer un nouveau lectorat, plus jeune, rebuté par 50 ans de continuité d’histoires. Les ventes explosent et attirent l’attention de tous les médias.

Du côté du cinéma, en 1996, Marvel avait décidé de réunir toutes ses filiales d’animation sous l’égide de Marvel Studios avec Avi Arad et Jerry Calabrese à la tête du studio. La filiale incorpore donc Marvel Films, New World Communications Group, Inc, les filiales subsidiaires du groupe Andrews liées aux films et à l’animation et News Corporation de Fox. Le rôle de Marvel Studios est d’offrir un contrôle en préproduction en commandant des scripts, en engageant des réalisateurs et des acteurs et en offrant le tout aux studios de production et de distribution. Cela marque l’entrée de Marvel à Hollywood avec Blade sortie en 1998, X-Men en 2000 et Spider-Man en 2002. Hollywood commence à fortement s’intéresser aux super-héros et d’après Arad « pour valoriser un catalogue, il faut aller à Hollywood ».  A cette époque, les films Marvel deviennent de gros succès au box-office mais les faibles royalties reversées sur les bénéfices poussent Arad et Perlmutter à changer leur stratégie. Entre 2002 et 2008, cinq studios sortent une quinzaine de films Marvel et le chiffre d’affaires triple, se reposant essentiellement sur les films et les produits dérivés.

Plutôt que de laisser Hollywood adapter son catalogue, Marvel veut reprendre un contrôle absolu sur les films via  Marvel Studios. En 2004, Avi Arad et David Maisel, obtiennent un prêt de 525 millions de dollars pour produire un maximum de dix films. Un an plus tard Marvel Studios ré-obtient les droits d’adaptation d’Iron Man à la New Line Cinema et d’Hulk à Universal Pictures. Les projets l’Incroyable Hulk et Iron Man sont lancés. Au fil des années, Marvel Studios réussit à réacquérir les droits d’adaptation de presque tous ses héros comme Thor, Black Widow, Black Panther ou Daredevil à l’exception des X-Men et tous les personnages y étant liés ainsi que  Les Quatre Fantastiques appartenant à la Fox et de Spider-Man appartenant encore actuellement à Sony.

En 2006, Marvel est définitivement sauvée et Avi Arad décide de quitter la société. Perlmutter devient seul maître à bord et nomme Maisel président de Marvel Studios et Kevin Feige président de la production. Avec le succès d’Iron man, Marvel s’impose désormais en tant que studio de production à Hollywood. Pendant ce temps, Perlmutter arrange dans le plus grand secret le rachat de Marvel par Disney. Le 31 Décembre 2009, la société aux grandes oreilles s’offre ses premiers super-héros pour la somme de 4 milliards de dollars et Perlmutter nomme Feige à la tête de Marvel Studios. 

La position de Disney vis-à-vis de Marvel se résume en une phrase de Bob Iger : « If it ain’t broke … » soit « tant que ça fonctionne … ». Par là Iger veut simplement dire que Disney n’a aucun intérêt à interférer dans la façon de faire de Marvel tant que leur méthode rencontre du succès. Ainsi depuis le rachat, nous avons pu assister au développement de nombreux projets cinématographiques et télévisuels, chacun visant un public différent, qui ont bénéficiés de la nouvelle parenté entre les deux compagnies. Avengers Assemble, Ultimate Spider-Man et Hulk : Agents of S.M.A.S.H. sont diffusés sur les chaînes Disney depuis 2012 pour un jeune public masculin tandis qu’Agents Of S.H.I.E.L.D. et Agent Carter sont diffusés sur ABC (appartenant à Disney) depuis 2013 pour un public de jeunes adultes.

L’union des deux compagnies permets également à Disney de mettre là main sur un catalogue de plus de 5000 personnages qui attirent principalement un jeune public masculin. Ainsi les séries télévisés Marvel ont permis à Disney de récupérer une tranche démographique sur ses chaînes d’enfance qui semblait lui manquer. Avec cette union, Disney met aussi la main sur une partie des bénéfices engendrés par les produits dérivés. Au troisième quart de l’année fiscale 2014, Marvel a annoncé avoir perçu 273 millions de dollars en produits dérivés, soit 25% de plus que l’année passée.

                                             Conclusion

Concrètement, le rachat par Disney n’a changé en rien la ligne éditoriale de Marvel. Les comics continuent de sortir et les scénaristes et les éditeurs gardent le même contrôle sur les histoires qu’auparavant. Quant à Marvel Studios, le succès d’Iron Man a sauvé le studio qui aurait sûrement coulé sans cela et a permis de mettre en projet de nombreux autres films, ce qui auraient aussi eu lieu sans l’acquisition de Marvel par Disney. En revanche, le rachat par Disney a offert à Marvel une portée mondiale à ses histoires qui, jusqu’ici, n’étaient essentiellement connues qu’en Amérique et sur le Vieux Continent.


3 commentaires

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    Mehdi
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    Brice
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    Merci pour l’histoire de Marvel, c’est long à lire mais intéressant.

    Loic

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